![]() |
|
Spaces home L'antre de la foliePhotosProfileFriendsMore ![]() | ![]() |
|
L'antre de la folie"Dans quelles eaux le poisson d'avril a-t-il été pêché?"
December 18 Semblerait qu'on nomme ça "hyper sensibilité"Dans un monde comme aujourd'hui, on donne un nom à tout, même aux émotions les plus belles, qui ne proviennent plus du coeur, mais d'un dérèglement d'une zone bien précise du lobe temporal dislexique.
Alors un expet en la matière, voulant "régler mon problème", me dit tout froidement "hmm, toi mon homme, tu souffres d'un petit problème d'hyper sensibilité face au monde qui t'entourre". Moi, en bon poète, je me dis "waow! Je suis en mesure de ressentir le monde comme peu en sont capable!". Mais non, semblerait que ce soit un "grave" problème de dérèglement des émotions.
Alors, ce matin, en prenant mon bol de froot loops, je me questionne. En quoi est-ce si grave d'être une personne plus sensible que la moyenne? Oui, j'ai tendance à me refermer un peu. Oui, il m'arrive de piquer des périodes plus "down" et de ne pas être autant bout en train. Cela fait-il de moi une personne malade ayant besoin d'être soigné, ou ne suis-je pas plutôt privilégié? J'arrive à me poser des questions que personne d'autre ne se pose, à ressentir plus profondément des sentiments que d'autres ne connaissent même pas. Je peux écrire une émotion avec une finesse peu commune et en faire une prose qui rivalise celle des plus grands (ok, peut-être pas encore tant que ça).
C'est certains, par moment, c'est pas facile. Il m'arrive de ne pas être capable de sourire, comme il m'arrive d'être incapable de contrôler ma joie. Le mauvais est compensé par le bon et vice-versa.
Serait-ce un refus de ma part de voir le "problème"? Non, au contraire. Ce que je refuse, c'est d'amplifier ce problème en le considérant comme une grande tarre à ma vie. Je vois ce que ça occasionne, je sais comment je me sens à ces moments bien précis de ma vie. Je refuse tout simplement de perdre cette capacité à ressentir, de "modérer" mon propre esprit. Au fond, tout ce qu'il fait, c'est me dire "hey, ça fait mal ça hein?" et d'autre fois "que c'était agréable!" plus fort que pour la majorité des autres.
Enfin, on verra où tout cela me mènera. Pour l'instant, je refuse de changer. Ma vie va en s'améliorant constamment. J'ai fait ma part d'erreur, j'ai oublié une seule fois qui j'étais et j'en paye un prix énorme. Jamais plus je n'oublierai qui je suis, le gars sensible aimant la science-fiction, le fantasy, les manga, les soirées divan et les bons vins. Je suis cette personne et les mots pour le dire. J'aimerais parfois m'en foutre des critiques ou des élans de mon coeur, mais je ne suis pas comme ça. Je suis celui qui se laisse bercer par ses émotions et qui tente de les gérer du mieux qu'il peut avec sa tête.
Si vous croyez me connaître simplement en vous attardant à une étiquette de plus que l'on m'a collée, tant pis, vous manquez le plus beau. November 18 Manifeste du célibataire qui mangerait bien des ailes de pouletMoi, célibataire en herbe, je déclare: 1: Que je lâcherai des pets le matin sous les couvertures sans me soucier du bruit, de l'odeur ou de la consistance; J'ai dit, en ce jour béni du 18 novembre 2006. Boubou April 13 Agonie silencieuseMon corps n'est plus qu'une coque vide qui ère dans un monde de douleur où ne se trouve que des ombres sèches et des cauchemars immondes Je marche sur du verre coupant tel des lames de rasoir Qui s'enfonce dans mon coeur et le laboure sans retenue Je suffoque dans ce monde sans air ni bouée de sauvetage Avec pour seul secours possible ma douleur et ma peine Qui me rongent lentement les entrailles comme un acide Injectée à même les veines encore vivantes de mon pauvre corps Meurtrie par les vents de souffrance et de mort Mais avançant toujours malgré un désir de repos S'asseoir sur le verre S'allonger sur ma souffrance Dormir dans mon agonie March 29 Voyage intimeCloître imaginaire
Région de l'âme dissimulée
Doux songe d'un coeur d'été
Voilà où se trouve l'amour
Étendue dans un champ fleurissant
Elle laisse le chaud soleil estival
Arroser de ses rayons son doux visage de satin
Entièrement ouverte aux caresses de l'astre
Prête à se donner à lui
Elle lui tend les bras
Espérant agripper cette chaude lumière
Mais dans son rêve éveillé
Elle ne fait que se brûler le bout des doigts pour sa peine
L'étoile se montrant trop ardente
Prise de peur elle sursaute
Faisant frémir les fleurs autour d'elle par sa frayeur
Lentement les fleurs se fanent et meurent
Leur source de vie bloquée par une peur
Qu'elle seule pourrait chasser
La lumière disparaît
Le champ n'est plus que gris et mort
La nuit embrasse maintenant le ciel
Et le visage en larme de la jeune fille
Qui regrette sa trop grande hâte
Mais l'astre n'oublie pas
L'amour de ce jeune esprit rebelle
Et viens repousser un néant
Qui aurait eu tôt fait d'engloutir la pucelle
Et l'aurait entraîné vers un gouffre infini
De ses chauds rayons il éclaire de nouveau
Le satin des joues de la vierge
Elle veut le retoucher mais la crainte la rebute
L'astre comble l'espace qui les sépare
Éloignant toutes les craintes de la belle
Le reste ne fut que sueur et eau
Dans une chaleur presque insoutenable
Mais dont la pucelle jouit avec plaisir
Ses premiers ébats dans le bonheur
Ne lui infligèrent aucune brûlure
Lorsque les portes du songe s'ouvrirent enfin
Un soleil artificiel éclairait son visage
Néamoins le souvenir de la douce et fringante étoile
Apporta un sourire sur le beau visage de la belle |
|
||||||||||||||||||||||||||||||
|
|